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 Second texte du concours de récit

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Itzi-Bitzi
Scribe Skink (vainqueur du concours de récits)
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MessageSujet: Second texte du concours de récit   Ven 3 Jan - 21:03

Bonjour à tous !
Le concours étant terminé, je poste ici le second texte que j'avais écrit pour le concours. J'en avait écris deux, et mes amis amateurs d'héroic fantasy avaient élu les gardiens, mais comme je trouve dommage de laisser ce texte moisir dans mon disque dur, je le poste ici, maintenant qu'il ne risque plus d'influencer le concours. Ce texte est donc sur le thème du devoir, met en scène des nains aux prises avec des peaux vertes, mais n'aura strictement aucune suite. N'hésitez pas à laisser un  commentaire, notamment si vous le préférer à l'autre ou pas.

Notre histoire se déroule donc :


Six pieds sous terre


« Feu » Hurla une voix. Le tonnerre assourdissant d’une centaine d’arquebuses remplit la salle. Aussitôt suivi  par les cris de douleur des peaux vertes.
« En arrière ! En arrière » Ordonna la même voix, tandis que les gobelins arrivaient, toujours plus nombreux, et que les nains perdaient du terrain.

Tout cela, Barundin Heaumedargent ainsi que ses compagnons l’entendaient sourdement, la paroi du tunnel secret étouffant le bruit de la bataille qui se déroulait au-dessus d’eux
.  
_ Ça a l’air de chauffer dur là-haut, commenta Druinduil Grisebarbe.
_ Évidemment que ça chauffe dur, répliqua Gurdil Bravecoeur, les grobis sont cent fois plus nombreux que nous, ce n’est qu’une question de temps avant que ceux d’en haut ne se fassent déborder et que la forteresse ne tombe.
_ Raison de plus pour ne pas perdre de temps en bavardages inutiles ! Les rabroua Barundin.

Ils se turent pendant que leur chef hésitait devant un croisement. Ils étaient sept. Druinduil, Gurdil, ainsi que Barbenfer, les trois brisefers chargés d’assurer la sécurité de l’équipé, Gimlir, Kirsaz et Sirazid, les trois mineurs dont la mission était de dégager un éventuel éboulement, et enfin Barundin, leur chef, qui en tant que Gardien des Tunnels, avait la tache de s’assurer qu’aucun ennemi ne pénétrerait les antiques galeries, et dans le cas contraire, de condamner l’accès à la forteresse.
Barundin s’efforça de ne pas penser à son fils, tombé lors des premiers assauts. Il ne devait pas y penser, surtout ne pas penser que c’était sa faute, ne pas penser que comme c’était son devoir de veiller sur ces voies anciennes, rien de tout ça ne serait arrivé s’il avait été à la hauteur, qu’il n’y aurait pas des centaines de guerriers nains morts, et surtout pas son fils, s’il avait correctement fait son devoir. Son devoir… S’il ne s’était pas saoulé cette nuit, il  aurait pu prévenir les autres de l’attaque, il en était sûr. Et il n’était pas le seul. Bien qu’étant le chef de l’expédition, il sentait bien une légère réticence à lui obéir de la part de ses compagnons. Il pensa aux tueurs ; ces nains qui avaient prêté serment de trouver  une mort glorieuse pour racheter leurs erreurs. C’était peut-être la meilleure solution après tout ? Puis il se ravisa, des milliers de vies étaient en jeu, ce n’était pas le moment de trouver une mort glorieuse, il mourrait sans hésitations, mais seulement s’il pouvait accomplir sa mission d’abord. Avant de mourir, il devait faire s’effondrer les tunnels.

Le passage qu’ils empruntaient était un ancien conduit d’évacuation des gravats, et apparemment les gobelins ne l’avaient pas découvert. Heureusement, car il conduisait tout droit à la salle où ils entreposaient la poudre destinée à condamner les étages inférieurs en cas d’invasion. L’attaque avait était si soudaine que la pièce était tombée avant d’avoir pu servir.

Soudain ils tombèrent à un embranchement qui n’aurait pas dû exister. D’un côté le tunnel continuait, les murs taillés selon le savoir-faire nain, et de l’autre une galerie nettement plus rudimentaire, qui était de toute évidence de conception gobeline.

_ Bordel, j’espère que c’est un éboulement qui a causé ça et que ce ne sont pas les grobis qui l’ont fait !
_ Vu qu’on n’en a pas croisé, je pense qu’on peut estimer qu’ils n’ont pas encore trouvé le passage, reste à espérer que cela durera assez longtemps.
_ Alors ne trainons pas !

Ils reprirent la route à un rythme un peu plus soutenu. Ils approchaient de la sortie lorsque des cris aigus remplis d’excitation de firent entendre.

_ Ok, je crois qu’ils ont trouvé le trou, annonça calmement Barbenfer, leur doyen. On est à quelle distance de la fin ?
_ À peu près 500 mètres, il suffit de dégager les gravats qui bouchent le passage, lui répondit Barundin.

Les trois brisefers s’échangèrent un regard entendu.

_ Très bien, chargez-vous de ça, nous on s’occupe de les retenir aussi longtemps que possible.
Personne n’émit la moindre protestation, ils savaient tous que ce moment était de toute façon plus ou moins inévitable.
_ Allez dépêchons nous, reprit Barudin, on n’a pas beaucoup de temps.

Aussitôt les mineurs parcoururent les 500 mètres et entreprirent de dégager le chemin, tandis que derrière eux Barbenfer, Duinduil et Gurdil se mirent en position, et en levant leurs boucliers ils bloquèrent la galerie, tout en gardant assez d’espace pour se battre.

Le passage était à moitié dégagé quand les premiers peaux-vertes arrivèrent. Ils se jetèrent sur les trois guerriers, comptant sur leur nombre pour l’emporter facilement. Ils se trompaient. Dans ces galeries étroites, impossible de faire valoir le nombre, et ce furent des combats singuliers qui s’engagèrent. Mais un gobelin était à peine tombé qu’un autre le remplaçait, les brisefers n’avaient pas un seul moment de répit. Ils avaient beau faucher les peaux-vertes à une vitesse extraordinaire, ils semblaient innombrables, peu à peu les nains reculèrent, jusqu’à n’être qu’à quelques mètres des mineurs.

Les autres s’activaient du mieux qu’ils pouvaient.  Soudain Gurdil s’effondra, une lame rouillée ayant trouvé le défaut de son armure. Aussitôt Barundin le remplaça avant que les gobelins ne profitent de la brèche. Il frappait sans hésiter. Sa hache tranchait tout ce qui passait à proximité. Un crâne, un bras, un autre crâne, une gorge, un poignet, des jambes, encore un crâne. Une lance trouva un défaut dans sa côté de maille et lui entailla le torse. Il tressaillit, mais ignora la douleur. Son arme fendit le responsable en deux, et le massacre reprit. Du coin de l’œil, il voyait ses deux camarades commencer à ployer sous le flot incessant d’ennemi. Si les nains étaient cents fois plus résistants et doués au combats que les gobelins, ceux-ci étaient cent fois plus nombreux, et alors qu’à chaque gobelin tué, les nains s’épuisaient un peu plus, leurs ennemis, même s’ils ne survivaient que quelques secondes, étaient frais et dispos.  

Puis un grand bruit se fit entendre. Les mineurs avaient dégagés le passage. Malheureusement Druinduil fut distrait un instant, ce qui lui coûta la vie. Les gobelins en profitèrent et débordèrent les deux guerriers, les forçant à reculer. Barundin trébucha, mais les trois mineurs arrivèrent à la rescousse. Ils se placèrent devant lui, et l’enjoignirent à partir pendant qu’ils les retiendraient. Il voulut refuser, mais Sizalid trancha : « Votre devoir,  c’est de faire sauter ces cavernes, le nôtre, c’est de vous en donner l’occasion! ». La mort dans l’âme, Barundin se retourna et courut, conscient qu’il ne les reverrait jamais.

Enfin, il arriva à destination. Il pouvait voir les lampes à huiles qui éclairaient l’entrée. Encore un tournant et il serait dans la salle. Il se précipita vers l’entrée, mais s’arrêta net en voyant ce qui en sortait. Devant lui se trouvaient une cinquantaine de gobelins, menés par leur horrible chaman, Feufolé. Il sourit en voyant le nain esseulé, et manifestement désespéré.

_ Bien essayé, ricana-t-il, mai sé trop tar ! Tu fera rien nexplosé !

Braundin enrageait, et dire que les tonneaux se trouvaient là, à quelques mètres derrière ce tournant, il le savait aux lampes qui pendaient au mur. Il avait son pistolet, mais de là où il était, impossible de les atteindre. Derrière lui retentirent les cris des peaux-vertes qui avaient eu raison de ses compagnons. Ceux devant lui s’avancèrent en prenant leur temps, sûrs de leur victoire, leur chef insultant le nain sur lui et ses ancêtres.

_ Sa doit être énervant de crever just’a côté dé tonnos. Sa fé quoi de savoir que cé ta fote si tous tes ptis potes vont mourir ? Ta pas réussi ta mission, cé pa la honte pour toi ? Chuis sûr que cé a cause de ton père. Un groz’alcolo com’toi nan ? Oué, pendent qu’on ataqué tété bouré cé sa ?

Pendant que le chaman parlait, une lueur s’alluma dans les yeux du nain. La lueur qui indiquait qu’il n’avait plus rien à perdre, et que ce gobelin commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Il se saisit de son pistolet d’un geste rapide et visa.
Feufolé vit Barundin sortir son arme et la braquer droit sur sa tête. Son sourire se tordit en rictus, et il ferma les yeux en entendant la détonation. Il sentit la balle frôler sa tempe. Frôler seulement. Il rouvrit les yeux, et quelque peu étonné, lança :

_ Alors le nabo ? On sé plu comen on fai pour tiré ? Cé parce ke tu fé den ton froc ?
_Qui te dit que c’était toi que je visais ? lui répondit le nain avec un sourire sombre.

Le gobelin entendit alors un bruit de verre brisé derrière lui. Il se retourna et vit les débris d’une lampe à huile au sol, son carburant se rependant dans la salle et prenant feu.
Son hurlement fut étouffé par la déflagration qui emplit toutes les galeries. Un pan de la montagne entier s’écroula sur l’armée gobeline qui fut décimée. Ce tir extrêmement précis avait sauvé la forteresse.

Depuis ce jour, sept noms de plus sont inscrits dans le livre des Morts de la forteresse. En haut de la page, il est écrit : « Morts en accomplissant leur devoir ».


Dernière édition par Itzi-Bitzi le Sam 4 Jan - 15:10, édité 1 fois
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Teotiqax
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MessageSujet: Re: Second texte du concours de récit   Ven 3 Jan - 22:12

Je trouve que c'est un bon récit mais je trouve l'autre mieux à mon goûts. Bon par contre j'ai vu: Gimlir, un peu inspiré de SdA je pense et Gurdil du donjon de naheulbeuk. Sinon un petit truc que j'ai trouvé dont le: "était en frais et dispo" où tu as du oublier un mot je crois. Sinon c'est tout. Je préfère quand même l'autre.
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Itzi-Bitzi
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MessageSujet: Re: Second texte du concours de récit   Sam 4 Jan - 15:12

Je vois pas de quelle faute tu parles  innocent 
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MessageSujet: Re: Second texte du concours de récit   

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